Déjà très éprouvés, leurs parents n'auront pas à payer. Les frais d'obsèques des six enfants décédés dans la collision entre un car scolaire et un TER jeudi dernier seront pris en charge par l'Etat, a confié à France Bleu ce mercredi Robert Taillant, le maire de Saint-Féliu-d'Avall, commune dont sont originaires les victimes.
"On m'a dit de pas trop le dire, mais les frais d'obsèques sont pris en charge intégralement par l'État.(...)Le président Macron m’a dit qu’il prenait en charge la totalité des frais d'obsèques", précise le maire.
Quant à la collecte organisée auprès de la Croix-Rouge pour aider les proches des victimes à financer les dépenses immédiates, elle sera bien sûr reversée aux familles et servira à couvrir des frais annexes, notamment à remplacer des effets personnels perdus dans l'accident.
La conductrice du bus de nouveau entendue ce mercredi
L'enquête se concentrait ce mercredi sur le témoignage de la conductrice du bus, contredit par des constatations matérielles. Cette dernière est de nouveau interrogée sous le régime de la garde à vue à la gendarmerie de Perpignan.
Cette quadragénaire, mère de famille, a toujours assuré que les barrières étaient levées. Au lendemain du drame, elle avait affirmé à son employeur avoir "traversé en toute confiance et en toute sérénité le passage à niveau, barrières ouvertes et feu clignotant éteint".
Mais les constatations matérielles vont "plutôt dans le sens d’une barrière (du passage à niveau) fermée", a indiqué mardi le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, en charge des investigations. Le conducteur du TER assure, lui aussi, que les barrières étaient fermées. Tout comme les conducteurs des véhicules qui se trouvaient de l’autre côté de la voie, c’est-à-dire face à l’autocar.
À 16H03, le 14 décembre, le car de ramassage scolaire, avec à son bord 23 collégiens avait été percuté à un passage à niveau à Millas par un TER qui roulait à 75 km/h, pour une vitesse autorisée de 100 km/h. Quatre collégiens étaient morts sur le coup, deux autres des suites de leurs blessures.
Une chapelle ardente dans le village
Ce mercredi, une chapelle ardente a été aménagée dans le petit village de Saint-Féliu-d’Avall, d’où étaient originaires tous les collégiens tués et blessés. Quatre cercueils blancs étaient posés devant l’estrade de la salle polyvalente. Une collégienne a été inhumée dès lundi. Les obsèques de quatre des enfants enfants doivent avoir lieu jeudi matin.
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